Illustration abstraite en 3D, dans les tons bleus

58 % des dirigeants de PME et ETI françaises jugent l'IA vitale pour leur survie à horizon 3 à 5 ans. Un tiers seulement l'utilisent, et 26 % une IA générative.

Cet écart, mesuré par Bpifrance Le Lab auprès de 1 209 dirigeants de PME et ETI françaises de dix salariés ou plus, entre octobre et décembre 2024, n'est pas un simple retard d'équipement. Il révèle un décalage entre la conviction stratégique et la capacité réelle à agir.

Le chiffre qui explique vraiment ce blocage n'est pas celui de l'adoption de l'IA générative, c'est celui qui le précède : 43 % des PME et ETI françaises interrogées n'utilisent pas l'analyse de données pour piloter leur activité. Et seulement 43 % des dirigeants ont formalisé une véritable stratégie IA, contre un discours de survie affiché par 58 % d'entre eux.

Le lien entre ces deux constats est mécanique. Une intelligence artificielle, générative ou non, a besoin d'une matière première pour produire un résultat utile : de la donnée structurée, fiable, exploitable. Vouloir ajouter de l'IA à une activité commerciale qui ne s'est jamais instrumentée, c'est reproduire l'échec classique de tout projet technologique construit sur un socle absent.

Bpifrance le confirme d'ailleurs indirectement, en France : les entreprises déjà digitalisées sont environ cinq fois plus susceptibles d'utiliser une IA que les autres. La digitalisation n'est pas une étape parallèle à l'IA, elle en est la condition préalable.

Avant de vous demander quelle IA intégrer à votre activité commerciale, savez-vous seulement quelles données vous produisez déjà et si quelqu'un les analyse ?

Sources

BinAIskIT développe COPAI, un outil de prospection commerciale pour les PME : découvrir COPAI.